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Antigaspillage

Appel à initiatives : ateliers soupes et salades de fruits
Dans la continuité de cette démarche, nous sommes ouverts à la constitution de petits groupes motivés souhaitant organiser ponctuellement des ateliers soupes ou salades de fruits.

L’idée est simple :

valoriser des fruits et légumes aujourd’hui écartés ou jetés,

partager un temps collectif autour de la préparation,

transformer un surplus en ressource utile et conviviale.

Selon les situations, les produits peuvent être apportés par l’auberge, ou provenir de collectes locales existantes.
L’organisation repose avant tout sur la motivation des personnes impliquées : initiative, autonomie, et respect du cadre du lieu.

Ces ateliers ne sont ni permanents ni institutionnalisés.
Ils relèvent d’une dynamique ouverte, basée sur l’envie de faire ensemble, au bon moment, avec ce qui est disponible.

Toute personne ou groupe intéressé peut nous contacter pour en discuter.

Antigaspillage et développement durable à l’Auberge Nonque

Nourrir les animaux avec les ressources gaspillées

Une partie essentielle de notre action repose sur la valorisation de denrées alimentaires aujourd’hui jetées, en priorité pour l’alimentation animale.

Pain dur, restes alimentaires non consommables par l’humain mais encore utilisables, produits déclassés : ces ressources sont utilisées pour nourrir les animaux, notamment les poules.
Cette pratique permet de :

limiter le gaspillage,

réduire la pression sur les ressources agricoles,

inscrire l’élevage dans un cycle plus sobre et plus cohérent.

Il s’agit d’une pratique déjà en place, ajustée dans le temps, fondée sur l’observation, le respect du bien-être animal et le bon sens paysan.
Notre lecture du développement durable : trois principes
Notre approche du développement durable repose sur trois principes fondamentaux :

1. Le local
Nous privilégions autant que possible les ressources produites sur place ou à proximité : jardin, producteurs locaux, circuits courts, marchés de quartier. Le local permet une meilleure compréhension des flux, des saisons et des limites réelles des ressources.

2. L’artisanal
Nous favorisons les petites structures, les producteurs à taille humaine et les démarches souples. L’artisanat permet une capacité d’adaptation, une transmission des savoir-faire et une relation directe entre production et usage.

3. Le respect des autres règnes
Le développement durable ne concerne pas uniquement l’humain.
Il inclut :

le respect du sol et des minéraux,

la préservation des paysages, arbres et haies,

le respect du règne végétal,

le bien-être animal, avec des pratiques favorisant l’autonomie et les cycles naturels.
Trois stades d’évolution du développement durable
Nous distinguons trois niveaux d’engagement dans le développement durable :

1. Le bon père de famille
Une gestion attentive des ressources : eau, énergie, déchets, consommations.
Il s’agit d’un premier niveau de sobriété et de bon sens, fondé sur l’observation et la responsabilité.

2. L’engagement militant
Choisir volontairement des solutions plus propres ou plus éthiques, parfois plus coûteuses à court terme : énergie verte, fournisseurs engagés, choix de consommation assumés.

3. La recherche et l’expérimentation
Tester, observer, mesurer, analyser.
Ce stade permet d’expérimenter de nouvelles pratiques, puis de revenir à des solutions simples, efficaces et reproductibles.

Notre démarche vise à faire circuler ces trois stades, sans dogmatisme.
Quatre concepts propres à notre démarche
Notre action s’appuie sur quatre concepts structurants :

1. L’acceptation de l’effondrement des ressources
Nous considérons comme un fait scientifique le décalage croissant entre les ressources disponibles et les usages actuels. Cette réalité impose un changement de pratiques.

2. Une logique de continuité
Il ne s’agit pas de revenir en arrière, mais de faire évoluer nos modes de vie en intégrant les outils modernes (technologie, énergie, communication) dans une démarche plus sobre.

3. Une lecture mosaïque de l’individu
Les statuts personnel, familial, professionnel et citoyen doivent être cohérents entre eux.
Le développement durable ne peut plus être cloisonné.

4. L’évaluation de l’antériorité
Interroger les pratiques anciennes, comprendre pourquoi elles existaient, et en extraire ce qui reste pertinent aujourd’hui : habitat, métiers, organisation des territoires, gestion des ressources.
Applications concrètes de notre démarche
Ces principes ne restent pas théoriques.
Ils se traduisent par des choix pratiques, parfois simples, parfois contraignants, mais toujours cohérents avec notre lecture du développement durable.

Ressources et usages complets

Nous considérons qu’il n’est plus acceptable d’exploiter une ressource pour un seul usage en ignorant les autres potentiels qu’elle contient.
Qu’il s’agisse de métaux, de matériaux, de nourriture ou de biomasse, une ressource doit être pensée dans sa globalité.

Exemples :

valorisation maximale des matériaux récupérés,

réemploi du bois selon plusieurs usages successifs (structure, planches, chauffage, cendres),

transformation des déchets organiques en ressources pour le sol ou les animaux.

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Continuité technologique et sobriété

Revenir à des pratiques anciennes ne signifie pas renoncer à la modernité.
Nous assumons une continuité du progrès, mais avec des usages réinterrogés.

Exemples :

habitat plus dense et partagé, inspiré des pratiques anciennes,

usage raisonné des technologies modernes (numérique, énergie),

adaptation des modes de vie sans rupture brutale ni idéalisation du passé.

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Cohérence des statuts et des choix

Le développement durable ne peut plus être compartimenté.
Les choix personnels, professionnels et collectifs doivent tendre vers une cohérence globale.

Exemples :

attention portée aux déplacements, à l’habitat et aux consommations,

refus d’une logique de compensation symbolique (un geste « vert » ne justifie pas un impact majeur ailleurs),

recherche d’alignement entre mode de vie et activités.

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Réévaluation des pratiques anciennes

Nous accordons une place importante à l’analyse de l’antériorité :
comprendre pourquoi certaines pratiques existaient et ce qu’elles permettaient.

Exemples :

implantation historique des villages en lien avec les risques naturels,

proximité entre lieu de travail et lieu d’habitation,

organisations économiques territoriales stables (quotas, filières locales),

savoir-faire artisanaux et agricoles éprouvés dans le temps.

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Ouverture : récupération alimentaire et partenariats
Dans ce cadre, nous restons ouverts à la récupération de denrées alimentaires et à la mise en place de partenariats ponctuels ou réguliers, selon nos capacités d’accueil et de traitement.

La priorité reste la nourriture humaine et nous sommes acteurs de la redistribution, puis de la revaloriation en nourriture animale.

dans une logique d’initiative partagée et de responsabilité.

Toute proposition peut faire l’objet d’un échange, dans le respect des limites du lieu et des personnes.Il suffit simplement d'entrer en contact avec nous par l'intermédiaire du formulaire ou par nos coordonnées présentes sur le site.
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